« With the growing risks of assets becoming stranded by responses to climate change, it might seem necessary to ask whether not adjusting your investment strategy is wise, let alone affordable. » On retrouve ici tout le sens britannique de l'euphémisme, dans la bouche d'un personnage rompu à la diplomatie économique. Ces propos ont en effet été tenus en septembre dernier par le Prince Charles, se faisant le relais d'une vague d'interpellations de la communauté financière sur la thématique climatique (Ban Ki Moon, Leonardo Di Caprio, Al Gore…), et d'une interrogation désormais régulière au sein de la communauté financière elle-même. De quels risques et quels actifs s'agit-il? Au-delà de l’aspect médiatique, le fond du sujet mérite quelques explications.
Clextral est une entreprise de mécanique implantée à Firminy, près de Saint-Etienne. Elle ne compte que 275 salariés‚ dont 80 ingénieurs‚ mais vend ses machines dans 88 pays. Quel est son secret?
La tenue de la COP21 fournit l'occasion de faire le point sur le développement du captage et stockage du CO2. L'Agence internationale de l'énergie s'attend à ce que cette technologie contribue pour 15 à 20% à l'effort mondial de réduction des émissions de CO2 nécessaire à la réalisation de l'objectif, affiché à Copenhague, de limitation à 2° Celsius du réchauffement climatique à l'horizon 2100. Cela nécessite la mise en place en 25 ans d'une industrie de taille comparable à celle de l'industrie pétrolière. Quelles sont les perspectives aujourd'hui?
Dans de nombreux pays, les avantages sociaux individualisés (benefits) font désormais partie intégrante d'une proposition de valeur qui permet d'attirer, fidéliser et motiver les salariés. Mais les coûts des prestations n'en finissent pas d'augmenter, notamment en Asie. Plutôt que de réduire les programmes offerts à leurs salariés, les employeurs s'intéressent à leur bien-être, en adoptant une approche globale de la productivité: des avantages mieux conçus et des salariés en meilleure santé morale et physique. Des solutions technologiques sont disponibles... et des questions de confidentialité sont posées.
Arduino est une plateforme et un fournisseur de cartes de prototypage électronique pour les imprimantes 3D, développées en open source. Dès le départ, la firme a été étroitement liée avec une vaste communauté d'utilisateurs et un écosystème de développeurs, qui ont fait d’elle le leader mondial dans son domaine. Son secret? Un management très différent.
Avec la Model S, Tesla propose non seulement la meilleure voiture du monde, mais aussi un objet né de la Silicon Valley, à l'architecture plus proche d'un équipement électronique mobile que d'une automobile au sens classique. Que ce soit l'architecture électrique‚ l'architecture système‚ ou surtout la continuité de l'expérience utilisateur, tout est pensé dans un référentiel où les modèles sont les smartphones et les tablettes. Le résultat est une voiture qui puise son attractivité dans ses attributs propres‚ y compris ses performances mécaniques‚ et dans l'enchantement de l'expérience qu'elle promet, plus que dans une préférence technico-économique rationnelle. Electronique et automobile, le meilleur des deux mondes, en mieux! Cette performance doit beaucoup à la personnalité d'Elon Musk et à la culture de l'entreprise, qui a les qualités et les défauts d'une start-up. Cette culture survivra-t-elle au changement d'échelle?
L'essor des renouvelables depuis le début des années 2000 devrait se poursuivre et s'amplifier dans les décennies à venir. Elles modifieront substantiellement le bouquet électrique du futur et on espère qu'elles limiteront les impacts environnementaux associés à la production d’électricité. Il est donc indispensable d'étudier l'empreinte environnementale des différentes filières de production.
Les constructeurs automobiles sont confrontés à quatre changements, qui vont modifier complètement l'expérience associée à l'automobile dans les années à venir. Ces quatre nouveautés, provenant de l'électronique grand public, sont la connectivité, l'intelligence artificielle, les capteurs et les interfaces homme-machine. Chacun de ces quatre facteurs de perturbation, pris séparément, est en soi une puissante vague d'innovation. Combinés, ils redéfinissent complètement le secteur.
L’évolution de la demande alimentaire dans les différentes régions du monde sera-t-elle déterminante pour assurer la sécurité alimentaire de tous, en quantité comme en composition, et pour la bonne gestion des ressources naturelles?
Un rapport récemment publié, intitulé «Chine 2025: le paysage de la R&I», dégage 16 facteurs déterminant l’environnement de la recherche et de l’innovation en Chine. Une méthodologie originale, utilisant le crowdsourcing, permet de faire apparaître quatre scénarios très différents. SJTU ParisTech Review a interviewé le principal auteur du rapport.
Les mathématiques et les technologies sont de plus en plus utilisées dans les prises de décision. La tendance du moment est même de remplacer la décision humaine par celle d'une machine. Mais il existe aussi des expériences où l'innovation technologique aide à revivifier la décision humaine par excellence, celle de la démocratie. En témoigne le projet Démocratie. 2.1, lancé par le mathématicien tchèque Karel Janeček : une innovation radicale du mode de scrutin, fondée sur quelques intuitions mathématiques simples et appuyée sur la théorie des jeux.
Les entreprises qui réussissent ont un secret : la confiance. Celle qui facilite les relations managériales, autorise la prise de risque ou des décisions difficiles, celle aussi qui permet de développer les relations commerciales. Mais la confiance, cela ne se décrète pas. Comment la faire naître ? Au cœur de la confiance, il y a la reconnaissance. On peut y voir une question morale, mais c’est en réalité un enjeu managérial majeur, une clé de la performance pour les entreprises d’aujourd’hui.
Derrière les multiples affaires Uber qui défraient la chronique dans nombre de pays, on assiste à l'émergence d’une économie collaborative qui fascine, et parfois inquiète, d'autant plus que ses contours sont encore flous. Du point de vue de l'économiste, elle se laisse décrire comme une extension du domaine du marché. Des échanges qui relevaient jusqu'ici de l'économie informelle passent dans le domaine de l'économie formelle. Bonne nouvelle ? Oui. Mais cette transition rapide et incomplète pose de multiples problèmes.
L'émergence d’une économie collaborative se laisse décrire comme une extension du domaine du marché. Celle-ci a ses revers, désormais bien identifiés. La concurrence est plus forte, mais est-ce une concurrence loyale ? Et les places de marché qui organisent cette concurrence ne se retrouvent-elles pas en situation de monopole ?
Pour les industriels, les ressources continuent à représenter un énorme coût financier et de gestion. Un changement de perspective peut entraîner de véritables percées pour réduire la consommation des ressources.
Dans de nombreux domaines, la prise de décision est affectée par la difficulté à établir des prévisions fiables. Ainsi le comportement des marchés financiers et des consommateurs, les phénomènes météorologiques, l'évolution d'un écosystème ou encore le mouvement de certains corps célestes fournissent des exemples de ces phénomènes imprévisibles qui ont un impact sur l'activité humaine. Certains développements des mathématiques peuvent aider à réduire cette imprévisibilité ou, du moins, à la prendre en compte d'un point de vue stratégique. La théorie des probabilités joue bien sûr ce rôle, mais également la mécanique des fluides pour l'étude de la turbulence, ou encore les systèmes dynamiques pour l'étude des phénomènes dits chaotiques, qui constituent une classe particulière de phénomènes imprévisibles.
L'Internet des objets est un réseau d'objets physiques connectés via l'Internet. C'est aussi une expression en vogue pour décrire un nouveau paysage technologique qui transforme la façon dont nous vivons et travaillons. Mais son potentiel est-il bien compris, et sommes-nous prêts pour cette nouvelle vague de la révolution industrielle?
Internet a révolutionné l'accès au savoir. Comment le monde de l'éducation n'en serait-il pas bouleversé? Les institutions évoluent certes lentement et l'arrivée de nouvelles technologies, comme les MOOCs, n'a eu jusqu’ici qu'un impact limité. Tout indique pourtant que nous sommes à l'aube de grands changements. Cette série de neuf articles et entretiens essaie d'en prendre la mesure.
Le recrutement et la gestion des carrières peuvent avoir un impact déterminant sur le destin d'une entreprise. Mais ces décisions sont entachées de nombreux biais. Aujourd'hui, les entreprises commencent à utiliser des analyses sophistiquées portant sur des données massives pour gérer les embauches, la rémunération et l'évaluation de la performance. La people analytics peut-elle vraiment améliorer les décisions? Cade Massey et Adam Grant, qui dirigent un programme de recherche sur le sujet, expliquent pourquoi cette méthode a le vent en poupe et ce qu'on peut en attendre.
Avec le Powerwall de Tesla, c'est la première fois qu'une solution de stockage électrique individuelle de masse fait son apparition. L'équation économique est-elle solide? Cette solution présente-t-elle réellement un intérêt écologique? Deux spécialistes en discutent.




