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L'alimentation du futur nous réservera-t-elle des surprises? Les défis sont immenses, l'imagination humaine sans limites. De multiples innovations apparaissent aujourd'hui. Certaines sont encore dans les labos, d'autres cherchent leur voie sur le marché.

Nanosciences et nanotechnologies ouvrent des possibilités inédites dans le domaine du corps et de la santé. Mais la nano-médecine n'échappe pas aux débats qui entourent cette nouvelle échelle. Et l'évaluation des risques se laisse difficilement réduire à un calcul coûts-bénéfices. Comment avancer?

Les composants électroniques ont envahi nos appareils domestiques, nos voitures, nos outils de communication et désormais tous les objets de nos vies privées et professionnelles. Non contents de se multiplier, ils doivent être toujours plus petits, consommer moins d'énergie et coûter moins cher. Pour les fabriquer, les industriels des semi-conducteurs ont perfectionné la technologie du silicium. Mais ils toucheront bientôt aux limites de la physique des solides. Pour franchir cette étape, ils planchent d'ores et déjà sur de nouvelles approches de l'électronique à l'échelle nanométrique.

Les étonnantes propriétés optiques des nanoparticules révolutionnent l'imagerie médicale. Elles permettent aussi de renouveler les techniques thérapeutiques. À l'occasion de l'inauguration de la chaire AXA-ESPCI, Emmanuel Fort, professeur à l'Institut Langevin de l'ESPCI ParisTech, a présenté les avancées les plus récentes.

On le sait depuis la découverte des vertus électroniques du silicium aux États-Unis à la fin des années 30 : un nouveau matériau peut changer le monde. Parce qu'il pèse moins lourd, qu'il est plus solide, apporte de meilleures performances thermiques ou acoustiques, dure plus longtemps, ou bien facilite la production et l'assemblage. Régulièrement, la communauté scientifique annonce un nouveau matériau miracle pour succéder au silicium et les années 2010 bruissent déjà d'annonces sur un candidat très sérieux : le graphène, un cristal bidimensionnel constitué d'une seule couche d'atomes de carbone et crédité d'un potentiel exceptionnel.

Les pays dotés de grandes institutions de recherche le savent bien. Pour rester dans la course à l'innovation au XXIe siècle, il faudra s'engager et réussir dans quatre directions, résumées dans le sigle "NBIC" : nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information et sciences cognitives. Les nanotechnologies viennent de revenir sur le devant de la scène avec la tenue, en France, début 2010, d'un débat public particulièrement houleux qui a fait la part plus belle aux inquiétudes éthiques et environnementales qu'à une évaluation ordonnée du potentiel de cette nouvelle frontière scientifique. Mais à propos, quel est vraiment le potentiel des nanotechnologies ? Que penser des profits astronomiques que certains rapports de grands cabinets de conseil américains promettent aux industriels qui se lanceront dans l'aventure ? Bref, la nanomania est-elle faite pour durer ?

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