Imaginons la Terre en 2025: une planète numérique où tout est connecté. Mais des épidémies peuvent surgir n'importe où et se propager en quelques jours. Pour lutter contre les pandémies et le bioterrorisme, une agence mondiale a été créée, capable de répondre instantanément à n'importe quelle crise. Les risques sanitaires sont identifiés et contenus 24 heures sur 24. Partenaire en temps réel des services de santé dans le monde entier, cette agence traite des informations venues de partout. Elle a recours aux meilleurs spécialistes pour offrir la meilleure protection médicale instantanément, tout le temps, n'importe où dans le monde.
Nanosciences et nanotechnologies ouvrent des possibilités inédites dans le domaine du corps et de la santé. Mais la nano-médecine n'échappe pas aux débats qui entourent cette nouvelle échelle. Et l'évaluation des risques se laisse difficilement réduire à un calcul coûts-bénéfices. Comment avancer?
Les robots sont des machines capables de refaire un nombre infini de fois la même opération de la même façon sans jamais se fatiguer ni se tromper. Compte tenu de ces qualités, ils s'infiltrent dans de nombreux domaines de la vie économique et sociale où ils remplacent l'activité humaine, supposée globalement moins fiable et plus coûteuse. La médecine, et surtout la chirurgie, sont très demandeuses de robots. Ces derniers peuvent effectuer des interventions de haute précision, y compris dans un environnement complexe, tout en réduisant au minimum les risques encourus par les médecins comme par les patients.
Développés à l'origine dans un cadre militaire, les exosquelettes sont en train de passer dans le monde civil, avec des applications pour le grand âge ou le handicap. Leur développement requiert des technologies sophistiquées, mais aussi une vision fine des usages. Sur ce marché émergent, proche de la frontière technologique, ce sont des start-ups qui font la course en tête.
L'Espagne est l'un des leaders mondiaux dans la recherche en biotechnologie, mais elle est en retard dans le transfert de technologie et la création de nouvelles entreprises. Le gouvernement espagnol espère changer la donne. Pour ce faire, il observe attentivement les biotechs israéliennes, une référence mondiale dans la création de start-ups. Jusqu'où doit-il s'en inspirer?
L'essor des neurosciences permet des avancées décisives dans des champs aussi divers que les sciences de l'éducation ou le traitement des maladies psychiatriques. Mais cette discipline nouvelle suscite aussi des débats à la mesure de ses ambitions.
Des avancées technologiques significatives, des applications de plus en plus nombreuses, la médecine nucléaire est en plein boom. Sortie des labos il y a quelques années seulement, c'est désormais une industrie en plein essor. Le directeur d'un site industriel nous raconte.
Différentes technologies ont pour enjeu de développer ce qu'on nomme désormais l'homme augmenté. Par petites touches, elles modifient peu à peu des données essentielles de notre vie, comme le vieillissement, l'intelligence, la procréation. Des technoprophètes, qui ne sont pas tous des illuminés, rêvent même l'avènement d’une nouvelle humanité. Grandes et petites questions éthiques se posent devant un phénomène qui ne relève plus seulement de la science-fiction.
Les étonnantes propriétés optiques des nanoparticules révolutionnent l'imagerie médicale. Elles permettent aussi de renouveler les techniques thérapeutiques. À l'occasion de l'inauguration de la chaire AXA-ESPCI, Emmanuel Fort, professeur à l'Institut Langevin de l'ESPCI ParisTech, a présenté les avancées les plus récentes.
Les progrès des neurosciences permettent de comprendre autrement des questions classiques sur les apprentissages. Des questions qui se posent aussi bien avec les enfants que chez les adultes.
Avec le développement de l'imagerie médicale en 3D, une révolution silencieuse agite hôpitaux et centres de recherche. Mais si les techniques se répandent et si elles s'améliorent constamment, elles ont aussi leurs limites. C'est désormais en les combinant que l'on parvient à passer de nouvelles étapes. Dernier exemple en date : la technologie TEP-IRM.
La cancérologie connaît des transformations radicales. Les stratégies thérapeutiques se sont longtemps résumées à l'ablation des organes touchés et à la destruction des cellules malades, avec souvent de graves effets secondaires qui affaiblissaient le patient ou limitaient l’efficacité du traitement. Des approches innovantes apparaissent aujourd'hui. Elles ciblent directement le fonctionnement de la cellule et son environnement immédiat.
Aux Jeux olympiques de Londres, la vision de l'athlète handisport Oscar Pistorius, replié dans les starting blocks au côté des plus grands coureurs mondiaux, avait posé une question inédite : le sportif va-t-il tirer un avantage déloyal de ses prothèses de nouvelle génération ? Les technologies permettent aujourd'hui des performances étonnantes. Mais le progrès technologique fait-il avancer l'insertion des handicapés ?
Depuis une dizaine d'années, le problème de la contrefaçon de médicaments a pris une acuité particulière dans le débat public. L'entrée de la Chine à l'OMC et la croissance d’Internet ont influé sur cette évolution, dont les formes et les enjeux restent mal connus. Vu l'ampleur du phénomène, il est aujourd'hui essentiel de considérer de près les transformations en cours et de repenser la lutte anti-contrefaçon.
Les progrès de l'imagerie médicale font de cette discipline un laboratoire des nouvelles méthodes scientifiques. Les innovations de rupture issues de la rencontre entre médecine et sciences physiques amènent à poser des questions fondamentales : quelle place pour l'expert face à la machine ? Comment articuler les données statistiques produites par les nouveaux dispositifs et l'attention au particulier qui est au centre de la pratique médicale ?
Du profilage des patients aux thérapies géniques, en passant par le diagnostic moléculaire et de nouvelles formes de vaccination, les possibilités ouvertes par la médecine personnalisée sont immenses. C'est aussi un enjeu considérable pour l'économie des systèmes de santé, et bien sûr pour les grandes firmes pharmaceutiques, qui ont dû repenser en profondeur leurs démarches de recherche et développement.
L'interdiction de fumer dans les bars est le symptôme d'une transformation culturelle: en quelques années, les lois anti-tabac ont fait évoluer les normes sociales. Mais ce n'est qu'un début. Avec le "nudging", de nouvelles techniques d'influence font leur apparition, qui posent de réels problèmes éthiques et juridiques. Jusqu'où peut-on aller pour forcer les gens à prendre de bonnes décisions?
Avec le vieillissement de la population et la transformation de pathologies aiguës en maladies chroniques, le nombre de patients va grandissant. La dernière génération d'appareils médicaux pourrait aider à les soigner à domicile plutôt que de les envoyer dans des établissements spécialisés. Cela représenterait des économies substantielles pour les systèmes de santé publique. Pourtant, ce marché est loin d'avoir exprimé tout son potentiel.
Les dysfonctionnements du cerveau constituent 35% de toutes les maladies en Europe, pour un coût annuel de 400 milliards d'euros, largement plus que les coûts engendrés par les maladies cardiovasculaires et le cancer. Ce n'est pas étonnant. A structure complexe, dysfonctionnements nombreux.
Partout ou presque, le taux de mortalité ne cesse de chuter, même en Occident où nous continuons à tenter le sort en prenant toujours plus de poids. Les progrès de la génétique laissent espérer de nouvelles percées médicales. Combien d'années supplémentaires pourrons-nous vivre? Et quel impact cet accroissement de la longévité aura-t-il sur nos sociétés?


