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Les MOOCs en quête d’un modèle d’affaires

Society May 28th, 2014, Pierre Dubuc / Cofondateur, OpenClassrooms

La révolution des MOOCs a pris de cours les universités et pourrait modifier en profondeur le paysage de l'enseignement supérieur. Mais quels seront les modèles économiques de ces nouveaux acteurs? Les grandes plateformes américaines ont-elles déjà gagné leur pari, et reste-t-il de la place pour les outsiders?

L'avènement des MOOCS fascine et affole les acteurs de l'enseignement supérieur. Le mot qui revient sur toutes les lèvres est "tsunami". Un grand chambardement arrive, qui touche à la fois à la pédagogie, à la place des enseignants et à celle des institutions. Cinq pionniers du mouvement au sein des grandes écoles françaises dressent un état des lieux, expliquent leur engagement et tracent des perspectives.

Les économies modernes ont un besoin crucial de chercheurs de haut niveau, mais elles ont du mal à leur offrir des emplois. À tel point que des interrogations se font jour sur la valeur réelle d'un doctorat, aussi bien pour la société dans son ensemble que pour ceux qui s'engagent dans ces études exigeantes. Y aurait-il une surproduction de docteurs? La question a été posée. Reformulée, elle ouvre sur de nouvelles perspectives.

Les progrès des neurosciences permettent de comprendre autrement des questions classiques sur les apprentissages. Des questions qui se posent aussi bien avec les enfants que chez les adultes. Dans une conférence au Club Entreprises de l'Ecole des Neurosciences de Paris, Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et chercheur à Neurospin, dresse un tableau des avancées spectaculaires des dernières années.

C'est une de ces idées folles dont raffole la Californie, mais celle-ci sonnait comme un cri d'alarme. Pour combler le déficit d'ingénieurs dans la Silicon Valley, de jeunes entrepreneurs proposaient d'amarrer dans les eaux internationales, au large de San Francisco, une ville flottante capable d'accueillir 2000 ingénieurs originaires du monde entier et sans visa américain... Une poire pour étancher l'inextinguible soif de matière grise des États-Unis, un pays où le peu d'appétence des étudiants pour les études scientifiques et techniques prend les proportions d'une véritable crise stratégique. Et ailleurs ?

La face cachée des Moocs

Society June 24th, 2013, ParisTech Review / Rédaction

Il n'y a plus de domaine protégé. Secteur après secteur, Internet bouscule les modèles d'affaires, impose la gratuité et renverse les rapports de force traditionnels entre les acteurs. Le commerce, les médias et bien sûr la presse écrite ont vécu cette fascinante et traumatisante métamorphose par le réseau. Tout indique que, pour l'enseignement, le supérieur en tête, l'heure est venue. Les cours universitaires en ligne sont la dernière commodité à être atteinte par la lame de fond numérique.

Laissés sur place par l'essor des jeux vidéos de loisir dans les années 1990, les serious games reviennent en force. Le taux de croissance du secteur atteindrait 30% et leur impact social et culturel est tout sauf négligeable. Dans des domaines comme la santé, la sécurité, l’éducation ou le management, ils prennent une place de plus en plus décisive. Pourquoi ?

Voyage à Okinawa, ou comment l’université japonaise se réinvente

Society July 20th, 2012, Patrick Vincent / Vice-président Finance et Administration de l’Okinawa Institute of Science and Technology

En octobre 2012, l'Okinawa Institute of Science and Technology (OIST) accueillera ses premiers étudiants. Comment développe-t-on un centre d'excellence mondial dans la nature luxuriante d'une île subtropicale ? C'est une histoire de volonté politique, mais aussi d'intelligence stratégique. Une histoire japonaise, qui a consisté à ne rien faire comme les Japonais.

Alors que la mondialisation a donné à la notion de compétitivité une dimension nouvelle, la capacité à innover s'est imposée comme un facteur de différentiation essentiel. Les grandes écoles d'ingénieur françaises, qui doivent désormais affronter la concurrence des plus grandes universités mondiales, n'échappent pas à la règle. Une étude récente publiée par l'Institut Montaigne, "Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation", souligne les défis auxquels elles doivent faire face. Le premier d'entre eux : "faire de l'innovation le moteur principal de la formation d'ingénieur".

Wikipedia vient de fêter ses 10 ans. Plus important recueil de référence jamais produit, le site met à la portée de tous des pans entiers de connaissance autrefois accessible seulement à une poignée de chercheurs dans quelques grandes librairies universitaires. Mais pour certains, l'encyclopédie collaborative, alimentée de manière bénévole, est en elle-même le symbole d'un phénomène encore plus significatif : l'avènement de la production collaborative.

Le métier d'ingénieur resterait-il une affaire d'hommes ? Pas partout. La Chine compte environ 40% d'ingénieures, et dans l'URSS des années 1980 les femmes représentaient 58% des effectifs. Mais dans les pays occidentaux et une bonne partie des économies émergentes, la féminisation de la profession reste très lente et elle semble aujourd'hui trouver une limite. Ce palier inquiète les autorités politiques. La Commission européenne pointe depuis dix ans les risques de pénuries d'ingénieurs, appelant les Etats-membres à puiser plus largement dans le vivier des talents féminins. En Australie, en Inde, la presse s'est emparée du sujet. Le US Bureau of Labor Statistics a prévenu l'an dernier que la demande d'ingénieurs informaticiens allait croître de 36% d'ici 2012 pour les seuls Etats-Unis. Il semble urgent dans ces conditions de former davantage de femmes. En commençant par se demander où sont les points de blocage.

C'est un procès qui a beaucoup mobilisé les esprits scientifiques à travers le monde, mais nulle part la polémique n'a pris les proportions quasi théologiques qu'elle a atteintes en France. Voici l'acte d'accusation : les mathématiques, par la complexité et les lacunes de leurs formules d'évaluation du risque, sont largement responsables de la crise financière qui a secoué le monde à partir de septembre 2008 et détruit une valeur immense.

Un système d’enseignement secondaire base|zéro

Society April 14th, 2010, Jean Salmona / J&P Partners & ParisTech Review

Comme tous les futurs articles de la série base|zéro, notre article inaugural est un exercice purement intellectuel. Il dessine ce que pourrait être une organisation de l'enseignement secondaire fondée sur une utilisation systématique des techniques de l'information actuellement disponibles, prenant en compte les enfants et les adolescents tels qu'ils sont aujourd'hui, et volontairement déconnectée des structures d'enseignement existantes.

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