ParisTech Review se passionne pour les économies alternatives, celles qui renversent les modèles et déplacent les concepts. Voici sept articles, publiés entre 2011 et aujourd'hui, qui présentent sept grandes tendances.

1 – L’économie de la multitude, par Nicolas Colin & Henri Verdier

La révolution numérique n’est pas seulement affaire de technologies. Impulsée par des entrepreneurs qui sont aussi des innovateurs radicaux, elle touche d’abord aux échanges sociaux. L’économie marchande, qui est l’une des dimensions dans lesquelles se jouent ces échanges, est impactée en profondeur, et l’onde de choc tend aujourd’hui à sortir des écrans pour toucher le reste du tissu économique. La notion de multitude permet de saisir ce qui est en jeu dans ce bouleversement.

2 – Les revenus du gratuit, par Saul Berman & Jerry Wind

Les médias et l’informatique ont pris de plein fouet la vague du gratuit. Google, Amazon ou Apple ont su développer des modèles d’affaires innovants, d’autres n’y sont pas parvenus. Mais au fait, qui paie vraiment les contenus gratuits? Et à quoi ressembleront les modèles d’affaires de demain?

3 – Economie de l’intention: les consommateurs aux commandes, par Doc Searls

Au cours des dix dernières années la tendance du côté des commerçants a été de pister toujours plus les consommateurs et de recueillir leurs données personnelles afin d’anticiper leurs souhaits, au point qu’on finit par se demander quel choix leur est encore laissé. Mais de nouveaux outils de gestion de cette relation se dessinent, en rupture avec les pratiques en vogue. Les consommateurs vont-ils récupérer leur liberté? C’est le pari d’un nouveau modèle: l’économie de l’intention. Au cœur de ce modèle, la gestion de la relation vendeur (vendor relationship management).

4 – Bienvenue dans l’économie des solutions, par Michèle Debonneuil

On est aujourd’hui capable d’avoir en temps réel toutes sortes d’informations sur les besoins de chaque consommateur. Il est possible de les satisfaire avec des produits novateurs qui, n’étant ni seulement des biens ni seulement des services, peuvent être appelés des solutions. Autour de ces solutions s’inventent des modèles d’affaires originaux, et plus largement une économie nouvelle.

5 – L’économie de fonctionnalité, ou comment se passer de voiture et de photocopieur, par Yoann Sidoli

L’économie de fonctionnalité consiste à vendre l’accès aux fonctions d’un bien, plutôt que le bien lui-même. Le consommateur n’achète plus un véhicule mais sollicite un prestataire lui fournissant un service de mobilité, le professionnel n’investit plus dans un photocopieur, mais contracte une solution d’impression. Au-delà de la substitution de l’usage à la vente, cette approche ambitieuse ne peut se décrypter sans un détour par les trois mutations qu’elle induit : calcul de la valeur, propriété et rapport au temps sont repensés à l’aune de critères nouveaux.

6 – L’économie circulaire, bientôt au centre du jeu? par Yves Legrain

Dans le monde industriel, l’économie circulaire fait l’objet d’une attention de plus en plus vive. Certaines entreprises trouvent dans le recyclage l’opportunité de développer de nouvelles activités, d’autres cherchent dans l’éco-conception un moyen de reconstituer leurs marges, d’autres enfin y voient une occasion de repenser en profondeur leur organisation. L’image de marque n’est pas absente de ces préoccupations, mais l’économie circulaire est désormais un sujet industriel. Pour autant, beaucoup reste à faire pour la rendre pleinement opérationnelle. L’enjeu aujourd’hui est de l’amener à maturité.

7 – Innovation sociale: l’économie de demain?, par la rédaction de ParisTech Review

Longtemps, la distinction entre profit et non-profit a eu un caractère d’évidence: elle s’imposait si naturellement qu’il n’y avait aucun sens à l’interroger. Tout au plus relevait-on quelques zones de contact, comme l’existence de formes de capitalisme soucieuses de leur impact social. Mais sur le fond les deux mondes différaient par leur finalité: gagner de l’argent ou aider les autres. Or cette distinction tend depuis une dizaine d’années à s’estomper. Les formes d’entreprenariat social qui émergent aujourd’hui demandent à être scrutées de près, car elles pourraient bien préfigurer certains aspects de l’économie de demain. Le développement de l’open source et les fascinants usages économiques du gratuit ont fait apparaître la façon dont l’économie du profit pouvait se renouveler en incorporant les échanges non-lucratifs. Les réseaux comme Facebook ont révélé la valeur économique des interactions sociales. Or c’était précisément sur les finalités, les outputs, que se fondait la distinction entre entrepreneurs d’affaires et entrepreneurs sociaux. Que devient cette distinction si la création de liens sociaux est au cœur des nouvelles activités économiques?

(Et le partage, la production distribuée, les nouvelles formes de coopération? Patience, chers lecteurs! Ces thèmes et beaucoup d’autres feront l’objet de futurs articles. N’hésitez pas à nous en proposer.)

More on paristech review

By the author

  • Trois stratégies de l’agroalimentaire… et leurs limiteson November 7th, 2016
  • Anaplan ou le nouvel âge de l’analyse prédictiveon October 17th, 2016
  • Obligations vertes: pourquoi les États entrent dans la danseon October 14th, 2016

www.paristechreview.com

This content is licensed under a Creative Commons Attribution 3.0 License
You are free to share, copy, distribute and transmit this content

Logo creative commons

5 quai Voltaire 75007 Paris, France - Email : contact@paristechreview.com / Landline : +33 1 44 50 32 89