Que manque-t-il encore à l’Afrique?

Photo Lionel Zinsou / Président, PAI Partners / March 20th, 2013

La croissance vigoureuse des économies africaines a démenti les pronostics pessimistes portés il y a quelques décennies, quand le continent croulait sous le poids de la dette. D'où vient la croissance africaine, quelles sont ses particularités, que manque-t-il encore à l'Afrique pour faire la course avec les grands émergents ?

ParisTech Review – On parle souvent de l’Afrique au singulier. N’est-ce pas un abus de langage ?

Lionel Zinsou – Il serait évidemment absurde de réduire à un modèle unique les 54 pays du continent, dont les spécialisations économiques et les niveaux de développement sont très variés. Mais l’idée d’une unité africaine n’est pas dénuée de sens, et il faut savoir qu’il s’agit d’une revendication formulée par les Africains eux-mêmes. Cette revendication s’exprime sous plusieurs formes : reconnaissance dans les institutions internationales, représentation au G20 (le siège de l’Afrique du Sud est à cet égard très important), pression pour obtenir un statut de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies… On peut noter aussi le rôle croissant joué par l’Union africaine. Addis-Abeba, où siège l’UA et où se trouve également la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU, apparaît ainsi comme la capitale du continent.

Cette revendication d’unité répond à un mouvement d’intégration croissante au plan économique. Les pays africains échangent de plus en plus entre eux, et pas seulement des biens : les flux d’investissements directs étrangers à l’intérieur du continent sont également très dynamiques. Par exemple, les Sud-Africains investissent dans les télécoms, les mines d’or, l’agroalimentaire, et ils créent aussi des entreprises financières, notamment dans le private equity. Le Maroc investit dans la banque et les transports. L’Égypte se tourne vers le Soudan et l’Afrique de l’Est. Ces flux financiers transfrontaliers traduisent l’émergence de puissances régionales, capables d’exporter des capitaux. On peut y voir aussi, bien sûr, un signe des différences de développement.

Ces différences de rythme traduisent-elles l’existence de différents régimes de croissance ? Plus largement, quels sont les facteurs qui expliquent le décollage économique du continent ?

Il y a effectivement des régimes de croissance variables selon les pays, ce qui renvoie à la complexité des causes de la croissance : pour expliquer le dynamisme actuel de l’Afrique, on peut identifier plusieurs variables, qui se combinent différemment selon les pays. Essayons d’y voir plus clair.

Ce qu’on met en avant, le plus souvent, c’est la hausse des prix relatifs des matières premières minérales et agricoles (produits alimentaires, coton). Il y a, c’est vrai, un trend de rareté sur un certain nombre de ces matières, dont les cours ont tendance à monter. Il faut savoir cependant que cette hausse est inégale : elle est faible sur le coton, un peu plus vigoureuse sur le café et le cacao, réelle mais volatile sur les hydrocarbures, et enfin elle est forte sur les terres rares et les métaux.

Mais ce qui me semble tout aussi important, c’est qu’en même temps on assiste à une baisse du prix des produits manufacturés, qui sont encore largement importés. C’est donc ce double mouvement qui est intéressant : par rapport à il y a dix ans, avec une quantité donnée de coton ou de diamant, on peut acheter aujourd’hui davantage de machines-outils, d’équipements agricoles, de matériel pour développer des infrastructures… Le continent dans son ensemble présente ainsi depuis plusieurs années un excédent commercial. Le double mouvement de hausse des cours pour les productions locales et de baisse des prix pour les produits importés se traduit par un effet significatif en termes de pouvoir d’achat – ce qu’on appelle en économie les « termes de l’échange ».

La deuxième grande variable, c’est que depuis une quinzaine d’années, les flux financiers sont positifs. C’est plus sensible au Maroc et moins au Bénin, mais c’est un mouvement qui touche l’ensemble du continent et qui me semble fondamental. Des années 1960 aux années 1980, on assistait au contraire à des sorties de capitaux. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

Pouvez-vous préciser la nature de ces mouvements de capitaux ?

Il y a tout d’abord le désendettement. Alors que de nombreux pays très endettés consacraient une part sensible de leurs revenus à payer des intérêts, le désendettement a permis de freiner ces sorties de capitaux.

Ce désendettement a pris deux formes. L’annulation de dette, tout d’abord : l’initiative PPTE (« pays pauvres très endettés »), qui a annulé une partie de la dette en échange du développement de services sociaux, a été à cet égard une révolution. C’est d’ailleurs une manière beaucoup plus judicieuse de gérer l’aide au développement : quand on travaille avec des aides directes pour soutenir des projets qu’il faut gérer dans le temps, un milliard versé représente environ 400 millions d’aide utilisée sur le terrain. Alors que si on annule la dette publique, un milliard égale un milliard.

Deuxième forme, le remboursement de crédits. Des pays comme l’Angola, l’Algérie, le Nigéria ont ainsi remboursé leurs dettes. En une décennie, et sans négliger bien sûr l’impact de la croissance du PIB africain, on est passé d’un endettement public moyen de 125% du PIB à 25% seulement. Se désendetter ainsi, c’est se donner la possibilité de se ré-endetter, mais d’une façon plus judicieuse, à meilleur compte par exemple, ou sur des projets porteurs de croissance économique et non sur du fonctionnement.

Au désendettement s’ajoutent des entrées nettes de capitaux. Il y a par exemple les flux de financement par la diaspora, qui sont très importants. Au Maroc, cela représente 15% du PIB par exemple. Au Cap-Vert, c’est plus de la moitié ! Si l’on considère les chiffres en valeur, ce sont le Nigeria et le Soudan qui en bénéficient le plus. En tout, la diaspora apporte de 50 à 60 milliards de dollars par an, un montant équivalent au total de l’aide publique au développement.

Il y a enfin les investissements directs étrangers. J’évoquais tout à l’heure ceux des pays africains dans d’autres pays africains, mais il y a bien sûr les flux provenant de l’extérieur du continent : l’Europe, l’Asie, l’Amérique… Les grands émergents sont venus réveiller la conscience du monde sur l’intérêt de l’Afrique. Les capitaux du Brésil sont partout en Angola et au Mozambique. La Chine s’est beaucoup concentrée sur les investissements des secteurs des ressources naturelles et les infrastructures. L’Inde a réalisé la plus grande transaction jamais conclue en Afrique : le rachat du réseau téléphonique africain du Koweïti Zain par Bharti. On pourrait citer d’autres exemples… Mais les grands investisseurs traditionnels, européens et américains, s’intéressent à nouveau à l’Afrique. Il y a désormais émulation et accélération.

Le continent dans son ensemble présente ainsi, on le sait trop peu, une balance des paiements courants excédentaire, qui tient pour partie à l’excédent commercial, et pour partie à l’excédent des flux de capitaux.

Ce double excédent permet d’accumuler des réserves et l’Afrique suit ici clairement un chemin emprunté par la Chine. Savez-vous par exemple que les avoirs cumulés des Banques centrales africaines représentent 500 milliards de dollars, soit plus que l’Union européenne ? Ces avoirs, il est vrai, sont concentrés dans quelques institutions : la Banque centrale nigériane, celle de l’Algérie, celle de la Libye.

On voit bien comment ce contexte peut libérer la croissance économique, qui atteint 5% par an pour l’ensemble du continent. Mais, plus précisément, qu’est-ce qui active cette croissance ?

L’essentiel de la croissance est permis par des gains de productivité dus à la technologie. Le mouvement de gain de pouvoir d’achat que j’évoquais tout à l’heure permet d’importer de la productivité, en incorporant de la technologie dans la production de biens et de services. C’est notamment le cas dans les télécoms, mais aussi dans la production agricole. Dans la production agricole, les gains de productivité se font parfois selon un multiple de un à 10. Au Bénin, par exemple, l’écart de productivité à l’hectare sur le coton est de 600 kg à 3 tonnes (avec une moyenne de 700). On mesure ce que représente l’apport de capitaux et l’intégration de la technologie. Si l’on prend la production marchande de lait, on peut passer avec les mêmes espèces animales de ½ litre par jour à 15 litres, soit un écart de un à 30. Il y ainsi de 30 à 40 ans de croissance économique devant nous simplement par la croissance de la productivité agricole.

Le développement des services est également source de croissance. L’Afrique, ce n’est pas du manioc, du pétrole et des terres rares : c’est tout cela, mais aussi des transports, du commerce, du tourisme, des télécoms, etc. Et la contribution de la production agricole et minière au PIB est minoritaire.

Il faudrait citer aussi la bancarisation accélérée, qui permet de faire entrer davantage d’activités dans l’économie formelle, mais aussi de développer le crédit et donc l’investissement.

Et la démographie ?

C’est devenu un facteur positif. L’équation de l’Afrique ressemble un peu, ici, à celle de la Chine d’il y a cinquante ans, avec certes un avenir démographique différent. L’Afrique est le seul continent à bénéficier aujourd’hui d’une réserve de travail, aussi considérable, le seul continent presque intégralement jeune.

Il faut toutefois noter une distinction : si la démographie contribue à dynamiser la croissance, il n’en reste pas moins que l’intégration des jeunes dans le marché du travail est souvent difficile. Cela tient à une raison très simple : la croissance africaine est très intensive en capital. L’eau, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures sont les activités les plus intensives en capital, et ce sont précisément celles qui sont à l’ordre du jour. Si vous prenez l’amont agricole, par exemple, pour un dollar de chiffre d’affaire il faut investir deux dollars de capital. Si en revanche, vous considérez l’industrie de transformation agro-alimentaire, il faut investir un demi-dollar pour un dollar de chiffre d’affaire. L’industrie manufacturière a un coefficient de capital quatre fois moins élevé que le secteur primaire. Cette intensité en capital, alors que le continent compte peu de capital et de capitalistes, explique d’ailleurs que la croissance africaine soit de 5% et non de 7,5% comme en Inde ou en Chine, pays dont la croissance est plus intensive en travail.

Mais, comme vous nous le disiez, les capitaux existent.

Oui, mais encore faut-il les distribuer correctement, et sur ce point de gros progrès sont nécessaires. Les réserves des Banques centrales que j’évoquais tout à l’heure sont surtout constituées de bons du Trésor américain, et ce n’est pas ainsi que l’on finance une économie…

Les pays africains souffrent aujourd’hui d’un système financier insuffisamment développé. Pour vous donner un chiffre : dans le monde, en moyenne, les actifs financiers des agents économiques (actions, obligations et passifs des banques) représentent environ quatre fois le PIB. En Afrique, c’est une fois le PIB. Cela vous donne une idée du chemin à faire : la construction d’un système financier approprié, qui permette de financer correctement l’économie, est un enjeu absolument fondamental.

Quels sont les pays qui pointent ? Y-a-t-il des « lions » africains comme il y a eu des « dragons » ou des « tigres » asiatiques ?

Il est un peu tôt pour voir qui va faire la course en tête, alors que les taux de croissance sont encore assez indifférenciés. Difficile aussi de dire si les tensions sociales vont casser les croissances-modèles : la Tunisie et l’Egypte n’ont pas été protégées de la « révolution arabe » par leur 7% de croissance. On voit cependant des progrès rapides dans l’Afrique anglophone et lusophone. Le rôle historique des dirigeants est aussi fortement discriminant. Le Maroc au Maghreb, le Ghana en Afrique de l’Ouest, Maurice dans l’Océan Indien, le Botswana en Afrique australe…. creusent l’écart.

Quelles sont les quatre ou cinq plus grandes entreprises africaines ?

Comme partout au monde, ce sont les grandes compagnies pétrolières des grands États producteurs (Sonatrach en Algérie ou Sonangol en Angola) ou les groupes miniers (De Beers, OCP au Maroc). Mais, fait nouveau, il y a désormais deux groupes de télécoms sud-africains (MTN et Vodacom) dans les dix premiers ; et même un grand distributeur (Shopsite) ; puis très vite des groupes de construction et d’alimentation. Les besoins et la consommation de la nouvelle classe moyenne africaine, jeune, moderne et solvable, sont entrés dans les classements. Ils vont détrôner les exportations de matières premières.

Nous n’avons pas parlé de l’industrie. L’Afrique est tertiarisée, dîtes-vous. Mais qu’en est-il du secteur secondaire ?

Là encore il faut distinguer. La Tunisie, le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud sont des pays industrialisés. L’Égypte, par exemple, exporte des engrais, des câbles, du textile, des composants électroniques, etc. Mais dans l’ensemble le continent est peu industrialisé. Cela traduit plusieurs problèmes.

Le premier, c’est que les marchés domestiques sont fragmentés. On a en Afrique 54 pays, et beaucoup de marchés sont minuscules. C’est pour cela que l’intégration régionale est essentielle, et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait que l’Afrique de l’Est va un peu plus vite en ce moment : elle s’intègre plus vite et mieux que l’Afrique de l’Ouest.

Cette question de l’échelle est fondamentale, et on peut en faire la preuve par l’absurde, en quelque sorte, quand on considère les industries qui sont affranchies des questions d’échelle : l’agroalimentaire qui présente le moins de rendements croissants d’échelle se développe à toute vitesse. Les brasseries sont un bon exemple : la taille des marchés locaux est suffisante. Ils ont même permis des essors mondiaux. Si vous prenez South African Breweries (SAB-Miller), par exemple, ils sont n°2 en Chine, n°2 aux Etats-Unis et n°1 en Australie, bien placé ailleurs… À l’inverse, le textile par exemple dépend beaucoup de l’échelle, et il a souffert ces dernières années.

Deuxième facteur, la relative faiblesse de la demande interne solvable. Prenons l’exemple de l’automobile. Pour le moment, les ventes annuelles sur l’ensemble du continent représentent deux millions de véhicules, un marché comparable à la France mais pour un milliard d’habitants, sur 30 millions de km². C’est en-dessous de la demande qui permet de développer une industrie (comme l’a fait récemment la Malaisie, par exemple). Mais on voit apparaître des signes de changement : l’usine Renault de Tanger est l’un des signes qui attestent l’émergence d’un secteur dont l’offre spécifique et bien adaptée au prix du pouvoir d’achat des consommateurs. Nous allons vers une offre nouvelle de biens de consommation et de services (en téléphonie par exemple), conçus spécialement pour la demande du continent et souvent par des investisseurs de pays émergents, et on passera vite de deux à quatre millions de véhicules par an.

Doit-on alors s’attendre à voir l’Afrique remplacer la Chine comme « atelier du monde » ?

Probablement pas, en tout cas pas tout de suite. Le jeu a changé : l’Afrique a longtemps fourni des matières premières à l’Europe, aujourd’hui elle a d’autres clients, à commencer par la Chine ou l’Inde ou la Corée… qui ont remplacé l’Europe dans le rôle de l’atelier du monde. A moyen terme l’Afrique deviendra son propre fournisseur et son propre client : elle produira d’abord pour elle-même.

Elle a déjà une croissance endogène : la crise qui frappe à nouveau, en 2012 et 2013, son principal partenaire commercial, l’Union européenne, n’a pas beaucoup d’impact négatif sur elle. On en revient alors, pour nourrir cette croissance domestique et endogène, aux capitaux : il est essentiel de mettre en place une structure d’offre. On progresse. Et là où les marchés de capitaux sont les plus efficients, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Maroc, au Ghana, la croissance est plus vigoureuse.

Pour résumer ce que je vous ai dit : l’amélioration des « termes de l’échange » est un paramètre essentiel de la croissance et l’Afrique bénéficie en ce moment d’une position favorable de ses exportations. Mais, plus importants, il y a ce que les économistes appellent les « invisibles », qui sont les flux financiers. C’est de leur existence, et de leur efficacité que dépend la capacité des acteurs économiques à tirer parti de cette position favorable. Sans capitaux, sans marchés financiers, sans investissements, sans capitalistes, sans la génération, sans la génération des jeunes entrepreneurs, si caractéristiques de l’Afrique d’aujourd’hui la hausse des prix du pétrole ou de l’huile de palme, aurait simplement perpétué la rente, la corruption et la prédation.

Enfin, il y a le facteur travail : la démographie est une grande chance quand on peut la combiner aux gains de productivité, par la formation et le progrès technique. Pour faire croître le pouvoir d’achat il faut d’abord la productivité… On en revient donc à cette question centrale du financement, indispensable pour incorporer de la technologie et augmenter la productivité.

Dans les pays développés, la solvabilisation de la demande s’est aussi faite avec le développement de l’État-providence, qui a libéré les ménages d’un certain nombre de soucis et a contribué à l’essor de la consommation. N’est-ce pas aussi une voie possible pour l’Afrique ?

Assurément, et au-delà de la sécurité apportée par l’État-providence il y a la question de la redistribution, des transferts, qui permettent de dynamiser la consommation et de nourrir la croissance. Mais la question ne se pose ainsi que dans les pays africains les plus avancés, pour l’essentiel au Nord et au Sud du continent. Ailleurs on est dans une problématique bien différente : l’inefficacité des États. L’enjeu, ce n’est pas – pas encore – de développer l’État-providence, c’est d’abord de construire l’État, un État capable de lever l’impôt : aujourd’hui, il y a encore peu d’impôt sur le revenu ou de TVA sur le continent. En fait de fiscalité moderne ce sont surtout des tarifs douaniers aux portes qui permettent les rentrées fiscales, ce qui freine l’économie. Les pays africains ne peuvent encore prélever en moyenne que 20% du PIB, contre 40% pour les pays développés. La première urgence pour eux est de construire un État. La question de la redistribution ne se posera que dans un deuxième temps.

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  • Que manque-t-il encore à l’Afrique?on March 20th, 2013
  • Francois

    Puis-je compléter votre analyse ?

    Vous n’avez pas parlé de l’école ni de la formation des facteurs de production du continent. Aujourd’hui, en dehors de l’Afrique du Sud qui possède un réseau
    d’université viable, les capacités à transmettre le savoir à cette classe moyenne – qui est à la fois consommatrice, facteur de progrès sociaux et démocratiques, qui peut porter les activités capitalistes et économiques du continent – sont faibles. Elle est aussi garante d’un pouvoir politique au service du peuple.

    N’oublions pas que l’essor des manufactures du XIXe siècle fut possible par la formation
    technique des contre-maitres et des travailleurs ; sans quoi la maitrise des processus de transformation restent l’apanage des investisseurs étrangers.

    Il y a, en effet, cette jeunesse dorée africaine qui peut s’offrir des études en Occident, mais elle reste une minorité et ne permet pas la constitution d’une ressource de facteur de production suffisante pour développer l’industrie.

    Ceci est peut être un élément supplémentaire qui explique la raison des difficultés
    d’intégration des jeunes dans le marché du travail.

    Bien à vous.

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